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Pale Rider
de Clint Eastwood


Sur la route de Madison

de Clint Eastwood



Le Bon, la brute et le truand

de Sergio Leone


Il était une fois dans l'Ouest

de Sergio Leone


Il était une fois en Amérique
de Sergio Leone


Tous les films sont présentés en version originale sous-titrée

Audiard dans le texte


Ne nous fâchons pas (1965)

Un film de Georges Lautner avec
Lino Ventura,
Michel Constantin,
Jean Lefebvre et
Mireille Darc

- T'as de ces questions, on les appellent les british parce qu'ils sont british, C'est tout quoi! Ils sont une douzaine de mecs, on sait pas ce qu'ils maquillent ; ils ont loué une villa au cap d'Antibes. C'lui qu'à l'air du tolier est venu béqueter 2 3 fois. Ses petits boy-friends l'appellent "Colonel", genre homme du monde. Mais en fait de monde, j'crois plutôt qu'ils seraient du notre. Je veux dire l'ancien...

- L'ancien, l'ancien... Je viens de mettre un mec en l'air, maintenant nous v'là en croque-mort, tu permets, mais y'aurait comme de la relance sur la gelée de coings, non?... Et aussi, si tu m'avais pas refilé un flingue...

- Ben tu serais mort!

- Oui t'as raison. En cinq ans pas un mouvement d'humeur, pas une colère, même pas un mot plus haut que l'autre, pis d'un seul coup _CRACK_ la fausse note, la mouche dans le lait, han j'te dis que ça m'a secoué!
    scène suivante dans une habitation délabrée le long d'une voie de chemin de fer

- Beau jeune homme, il doit pas être loin de ses 75 kilos.

- J'l'ai pas pesé!

- Dans ces poids-là, j'peux vous l'embaumer façon Cléopatre, le Chef d'Oeuvre égyptien, inaltérable!

- Mais on vous demande pas de conserver, on vous demande de détruire!

- Haa! Heuuu... j'vous proposerais bien le puzzle "le congolais" : 32 morceaux plus la tête. Ou alors le cubilot de Vulcain : 10 tonnes de fontes, quinze-cents degrés, et vot' petit jeune homme se retrouve en plaque d'égout ou en grille de square.

- Non, NON! Ni en poignée de porte, ni en lampadaire, c'que j'veux c'est plus le voir, là!

- Mon ami tient un commerce.

- Hah bon!


La Grande Sauterelle (1967)

Un film de Georges Lautner avec
Mireille Darc

- Ce que tu peux être con ! T'es même pas con, t'es bête. Tu vas jamais au cinoche, tu lis pas, tu sais rien. Si ça se trouve, t'as même pas de cerveau. Quand on te regarde par en dessus, on doit voir tes dents.


Fleur d’oseille (1967)

Un film de Georges Lautner avec

Mireille Darc, Anouk Ferjac, André Pousse, Amidou


- Plonger une fille dans une baignoire, la marquer au fer rouge, ça j’dis pas, c’est l’métier. Mais priver un enfant d’sa mère, t’es vraiment l’esprit du mal !.


Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages (1968)

Un film de Michel Audiard avec
Bernard Blier
Marlène Jobert
   
- J'ai bon caractère mais j'ai le glaive vengeur et le bras séculier. L'aigle va fondre sur la vieille buse.

-  Ça c'est chouette comme métaphore.

- Ce n'est pas une métaphore c'est une périphrase.

- Ah fait pas chier !

- Ça c'est une métaphore.
   
- Debout, face au mur et les paluches en l'air... que j'les vois bien.

- On est chargé à la magnum. Si vous bougez seulement les oreilles, on vous coupe par le milieu.
   
- Tend lui ta main, Fred.

- Si je lui tends, ce sera au travers de la gueule ! Après ce qu'elle m'a fait, parce que j'sais pas si t'es au courant

- Pêché d'jeunesse...

- A coup de pompe dans le oigne que j'l'a r'cevrai... Même pas, à coup de tisonnier ! Ça la redressera, c'te salope.
   
- La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça devient gênant.
   
- Quand j't'ai balancé le coup, on avait bien convenu de marcher fifty-fifty, hein ? 500 briques chacun ?

- C'est pas inhumain d'entendre ça ! Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse avec 500 briques hein ? Surtout de nous jours, le smic est en plein chancelique, la TVA nous suce le sang, la bourse se fait la malle. J'ai calculé j'en aurai à peine pour 5 piges. J'aurai 50 berges, tu voudrais tout de même pas que j'retourne au charbon à cet age-là non ? Tu serais pas vache avec les vieux des fois ?

 

Le Pacha (1968)

Un film de Georges Lautner avec
Jean Gabin et
Dany Carrel

- A quoi tu penses ?

- Je pense que le jour où on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner.
   
- Moi, le mitant j'en ai jusque là... ça fait 40 ans que le truand me chagne. Je l'ai digéré à toutes les sauces et à toutes les modes, en costard bien taillé et en blouson noir. Ça tue, ça viole mais ça fait réver le bourgeois et reluire les bonnes femmes, elles trouvent peut-être ça romantique mais moi pas. Alors j'ai pris une décision, moi les peaux-rouges, j'vais plus les envoyer devant les jurés de la Seine, comme ça il n'y aura plus de non-lieu ni de remise de peine ; j'vais organiser la St Barthélémy du mitant.

 

L'incorrigible (1975)

Un film de Philippe de Broca avec
Jean-Paul Belmondo,
Geneviève Bujold et
Julien Guiomar

-     Un père alcoolique, maman usée par les lessives, je la revois dans la forêt, couverte de givre, ramassant du bois mort... moi, accroché à ses haillons

-     Vous étiez combien, chez vous ?

-     Offf... Au moins quinnnze!

-     15 ??....

-     Et puis alors des hommes ont commencé à défiler à la maison - des militaires surtout - il faut dire que manman était très belle. vous l'auriez vue sur le grand escalier du vestibule... avec son boa autour du cou... en plume de paon

-     Ah pour ramasser du bois, ça c'est pratique

-     Non, alors si vous m'interrompez tout le temps, moi je perds le fil !
   
-     Tenez, moi, ghyslaine ma frangine et ben elle est rentrée tard samedi soir dernier, il l'a poursuivie à coup de tisonnier, elle est pleine de bleus.
-     Mais madame, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise. un homme qui travaille toute la semaine, le samedi, faut bien qui s'défoule...
   
-     Parlons de votre oncle qui d'ailleurs n'est pas votre oncle. Parlons-en. L'hermite de Chatou, qui n'a pas mis le nez dehors depuis 15 ans a en vérité quitté sa retraite le 18 mai 1961 pour entrer à la banque des Pays Bas, dont il est ressorti avec 5 ans de prison ferme. Lui, au moins, on connaît son emploi du temps...
   
-     Vous savez c'que ça veut dire ?

-     C'est beau comme ça, y'a pas tellement intérêt à traduire...

-     Si, dites-moi

-     Comme vous voulez, vous savez c'est toujours la même histoire. c'est un mec qui veut devenir matador pour épater sa gonzesse, y's'prend un coup de corne dans le derch'. Y'chiale, la môme aussi, sa mère aussi, tout l'monde chiale...
   
-     M'enfin Raoul, tu peux m'imaginer dans un dîner ! Chemise à jabot. Pantalon à sous-tache. La taille prise au milieu des plantes vertes. Les femmes, s'esclaffant sous mes saillies. Les hommes, eux-mêmes, pris sous le charme !
   
-     Passe-moi les clés.

-     Non ! Tu m'as dit : "t'amène la voiture devant le musée. tu m'attends". Et bien j'suis devant le musée et j'attends !

-     Tu peux quand même me passer les clés.

-     Oui, je peux t'passer les clés.

-     Puisque t'es en vaine de collaboration tu pourrais regarder si quelqu'un s'amène.

-     Oui, ça je peux.
   
-     Bon allez, j'te laisse

-     Oui, va chercher l'escabeau.

-     Tu m'as dit d'attendre dehors, j'attends dehors !

-     Va d'abord chercher l'escabeau !

-     Tu vas encore te casser la gueule !

-     Alors fais-moi la courte-échelle

-     Combien tu pèses ?

-     88

-     Bon, j'vais chercher l'escabeau.
   
-     hou

-     haahh

-     ouh

-     heinn heinn

-     Pourriez m'aider, causer un peu

-     Vous dire quoi ?

-     heinnn, Des trucs ...

-     Ho Victor, mon chéri...

-     Ah non... pas ça...

-     Victor, je vous aime

-     Ah mais vous le faites exprès ou quoi !?!?
   
-     Quoi lapin ?

-     J'y arrive pas

-     Ah mon pauv'petit... et tu as tout essayé ?

-     Pratiquement tout !

-     Si tu lui r'filais une trempe

-     ... oui ! oui !
   
-     Salope! Chienne! Endive!

-     J'vous d'mande pardon ?

-     J'disais 'chienne'... comme ça

-     Ah ! J'avais cru comprendre : 'endive'.
   
-     Bon, récapitulons. alors tu poses le tableau sur le bureau mais tout ça très calme. t'as rien à craindre

-     Rien à craindre... rien à craindre...

-     Mais je te dis que tu n'as rien à craindre... tant qu'y t'auront pas donné le pognon. parce que là évidemment mon p'tit raoul faudra qu't'es une certaine tendance à t'dépêcher... à la limite, je dirais même à courir assez vite. note bien que si ça tire un tout p'tit peu, j's'rai en couverture.

-     Tu m'as dit qu'y tireraient pas.
   
-     J'connais un mec qui cherche un bateau. Tu pourrais p't'êt lui vendre le tien ?

-     J'ai pas de bateau moi !

-     Ah ! C'est pour ça qu'c'est une belle affaire !
   
-     Oh ! la jolie pendule !

-     Oui oui, c'est une pendule de parquet


Flic ou voyou (1978)

de Georges Lautner
Jean-Paul Belmondo
Marie Laforet   
Michel Galabru   
Michel Beaune
   
Langlois
-     Qu'est-ce que c'est que ça ?

Borowitz
-     J'ai courru tout le diocèse... j'ai pas trouvé d'eau bénite, alors j'ai pris d'l'essence ordinaire. Vous savez combien ça coûte ça ? Bientôt 3 balles... Remarquez, on aurait fait venir l'exorciseur... on aurait acheté des cierges... ça aurait pas couté 3 balles non plus.
Mme Langlois
-     L'exorciseur ? Mais pour quoi faire monsieur Cerruti ?

Borowitz
-     Pour chassez le diable, madame Langlois... Ma petite soeur vient ici. Crack ! Elle s'retrouve au ciel. Le commissaire Bertrand... Pareil. Ce pauvre Mario... Pareil. Alors, je me suis dit : "C'est l'endroit qu'est pas bon.". Même pour vous, je ne suis pas tranquille. C'est pas sain.

Langlois
-     Mais, j'suis pas chez moi, j'suis qu'le gérant.

Borowitz
-     Ah ! Alors j'aime mieux ça ! C'est pas un bien de famille. Mme Langlois serait née ici... j'comprendrais. J'dirais : "C'est sentimental".
   
Borowitz
-     43... 20... 67... C'est quoi ? Décidément, tu sais rien ! Vrai con...

Un collègue
-     C'est p't'être vrai.

Borowitz
-     Quoi ? Qu'il est con ?

Un collègue
-     Bah... Qui sait rien.

Borowitz
-     Allo ! 43 20 67 ? Vous êtes quoi au juste ? Un clandé ? Un marchand de couleur ?

Lucien (du Tivoly)
-     "Le Tivoly", Monsieur Borowitz. Roulette, chemin de fer et la boule pour les cloches. Moi, j'm'appelle Lucien, je suis brun et je pèse 110 kilos.

Borowitz
-     Faudra vous mettre au régime

Lucien (du Tivoly)
-     Basses calories ou hydrate de carbone ?

Borowitz
-     Non, j'pensais au régime pénitentiaire.
     (Borowitz enlève sa veste et sort son flingue...)

Borowitz
-     Si c'est pour me d'mander l'heure, il est moins dix, les gars.

Un agresseur
-     Ton fric... Porte-feuille...

Un agresseur
-     Tes boots... Sont chouettes, tes boots.

Un agresseur
-     Donne ta veste tant qu't'y est. Chouette, ta veste. Allez grouille ! On n'a pas que toi à voir !

Un agresseur
-     Qu'est-ce c'est que ça ?

Un agresseur
-     Merde

Borowitz
-     Eh Les gars ! Ces trucs là, on devrait jamais avoir à s'en servir. D'autant qu'on peut obtenir les choses autrement. J'en suis sûr. Tenez... En demandant : Pardon Messieurs, pourriez-vous otez vos pantalons s'il vous plait ? ... J'ai dit otez vos frocs... J'aimerais voir ce que vous portez en dessous... On dit que la soie revient à la mode.
   
Achille
-     Y'avait un pacte, vous le savez bien !

Le principal
-     Le Yalta des voyous... C'est pas mes affaires, ça, Achille.

Théo
-     Et l'ordre, l'ordre dans la ville, c'est pas vos affaires non plus. Enfin, Monsieur le Principal... L'ordre.

Le principal
-     Tu sais mon petit Théo que les corses plastiquent tes marseillais et tes marseillais emplafonnent éventuellement les corses... On ne peut pas vraiment appeler ça du désordre...
   
Le principal
-     Et pour tes plastiquages, je sais bien qu'on pourrait emballer un lieutenant d'Achille...

Théo
-     Ah oui, çe serait bien.

Le principal
-     Chinoiser son emploi du temps... sortir des témoins d'un chapeau... Par exemple, un corse qui aurait voler ta bagnole.

Théo
-     Ah oui, çe serait bien.

Le principal
-     En revanche, tu m'indiquerais un nouveau clandé... quelques kilos de cames dans le placard à balais d'Achille...

Théo
-     Ah oui, ah oui.

Le principal
-     Mais ça, vois-tu... ce serait le début de ce qu'on appelle un compromis historique. Pas mon genre. Moi mon genre, vois-tu, c'est la loi. Pas toi ?

Théo
-     Cela va sans dire, Monsieur le Principal.

Le principal
-     J'en étais sûr. Crois moi, vaut mieux que chacun reste à sa place. Moi, j'attends. Toi, tu t'agites. Et le premier qui a du nouveau appelle l'autre.
   
-    Celui qu'a des lunettes, c'est Rey. Le plus dangereux, c'est Rey. Le plus con, c'est Rey. L'autre, c'est Massart.

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